Agnès Sorel : la dame la plus sexy de France avait la boule à zéro

Première maîtresse officielle d'un roi de France, Agnès Sorel avait des secrets de beauté bien à elle.

Agnès Sorel : la dame la plus sexy de France avait la boule à zéro

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Première maîtresse officielle d’un roi de France, Agnès Sorel par sa grâce, son atypique coiffure et son sein blanc, a laissé une trace indélébile dans les mémoires. De sa prime jeunesse à son trépas, elle règne sur le cœur et l’esprit de Charles VII, roi de France. Foudroyé net dès leur première rencontre en 1444, il lui offre le château de Beauté-sur-Marne qui la fait entrer dans la légende sous le doux surnom de « Dame de Beauté ».

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18 ans de plus qu’elle et une patate à la place du nez. Heureusement pour ce pauvre Charles qu’il était roi…

Règle n°1 : Ne pas se laisser marcher sur les pieds

Dès le départ, Agnès annonce la couleur, se montrant bien plus ambitieuse que ses prédécesseures. Pour la première fois, une favorite royale obtient ce statut officiel, reléguant la reine, Marie d’Anjou à sa fonction première de génitrice (la brave femme aura d’ailleurs sept enfants). L’intelligence et la beauté d’Agnès sont des qualifications indéniables pour occuper ce poste, sans compter que la propre belle-famille du souverain la pistonne ! Si le roi se désintéresse de la reine, autant le pousser vers une « amie » compréhensive avec qui il sera aisé de négocier.

Intelligente et bien entourée, la favorite a une main de fer dans un gant de velours. Car il ne faut pas croire, Agnès a un avis et surtout un avis politique. Le roi l’intéresse aux affaires du royaume et l’invite même durant ses conseils. Très vite, elle assoit son pouvoir moral et politique sur le roi de France. Agnès bat des cils et lui impose ses alliés comme conseillers. Très soucieuse, voir obsédée par sa beauté, elle entretient scrupuleusement son gagne-pain. Blonde et virginale, elle possède un corps menu au ventre bombé qui les fait tous craquer. Étonnant mais vrai, le bidon tout rond est alors un signe de fécondité très apprécié.

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La Vierge et l’enfant entourés d’anges, Jean Fouquet, vers 1452-1455 (diptyque de Melun, volet droit) Bois (chêne). Dimensions : 94,5 x 85,5 cm

Règle n°2 : Savoir les appâter

La marque de fabrique d’Agnès est un grand front qu’elle accentue en s’épilant les cheveux jusqu’au sommet du crâne avec des préparations à base de chaux vive et de fiente d’oiseau. Un front grand et lisse est alors le must de l’érotisme. On ajoute enlève donc une couche supplémentaire en se débarrassant aussi des sourcils. Grande nouveauté, très hot, certains de ses proches racontent qu’elle se fait épiler le sexe ! Une pratique inattendue puisqu’il est plutôt d’usage de décorer sa toison pubienne de petits rubans, voire de la parfumer pour les prostituées. Ajoutez à cela d’indécentes robes dévoilant presque les tétins (on a des témoins), c’est clair, Agnès sait se démarquer…

La favorite entretient aussi l’éclat de son visage. C’est qu’on vieillit vite au XVème siècle. Chaque matin, la belle applique, avant de se maquiller, un masque à base de bave d’escargots et oeillets rouges, agrémenté de cervelle de sanglier, excréments de chèvre, vers de terre et sang de loup. Pour la pureté du teint, le soir, avant de se coucher, elle étale sur son visage et son cou un soin à base de miel, technique toujours utilisée de nos jours.

En 2014, grâce à la découverte de son crâne, le visage d’Agnès Sorel a été reconstitué en 3D tel qu’il devait ressembler à ses 25-28 ans

Hélas, ces crèmes destinées à la préserver des outrages du temps ne lui sont d’aucune utilité puisque la favorite meurt à 28 ans des suites d’un empoisonnement au mercure. Erreur médicale ou assassinat ? Nul ne le sait. Femme de pouvoir, mère de quatre « Bâtardes de France » la favorite a l’amour et l’oreille de Charles VII qui la couvre de présents. A la cour, elle n’a pas que des amis. Agnès dérange les grands, est enviée des petits. On soupçonne très fortement le futur Louis IX qui la détestait, ou sa propre cousine germaine qui la remplace dans le lit du roi, seulement trois mois après son décès.

Pour en savoir plus :

La dame de Beauté, Jeanne Bourin, Editions La Table Ronde (1982), 256 pages

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